
"I" est l'adaptation en manga de Daphne in the Brilliant Blue, une série animée de 24 épisodes diffusée de janvier à juin 2004 au Japon. Avant de réaliser son adaptation en manga, Satoshi Shiki a participé à la conception du dessin animé et s'est principalement attaché à la création de ses personnages.
Daphne in the Brilliant Blue raconte l'histoire d'une jeune fille de 15 ans, Maia Mizuki, dans un futur où les eaux ont recouvert une grande partie de la planète. Maia veut devenir chercheuse pour la Sea Agency mais elle échoue à ses examens. Tout en continuant à étudier, elle va se retrouver à travailler pour une petite société, Nereids dirigée par Rena Honjo. Il s'agit d'une sorte d'agence de détectives. Les enjeux de la série tournent autour de mystères sous-marins et du passé du Maia.
En France, Dybex détient les droits de la série animée mais, pour le moment, aucune information n'a été donnée concernant une date de sortie ou la forme sous laquelle sortira le dessin animé.
Le manga de Satoshi Shiki n'est pas une simple adaptation de Daphne in the Brilliant Blue. Il s'agit de son complément sous la forme d'une préquelle. Aï Mayuzumi, son héroïne, apparaît ainsi dans un épisode "flash-back" et sa petite-fille intervient à plusieurs reprises dans la série animée.
Sous le titre de "I" Daphne in the Brilliant Blue, le manga débute en janvier 2004 dans le mensuel Young King Ours (Hellsing, Excel Saga) de l'éditeur Shonengahosha. Sa publication ne dure toutefois qu'une année. Le titre est en effet interrompu après un unique volume (et quelques six chapitres restés inédits en volumes reliés).
Trois ans après son arrêt chez Shonengahosha, "I" Daphne in the Brilliant Blue revient chez Kodansha en 2008. Rebaptisé "I", le manga de Satoshi Shiki est réédité et complété en deux volumes. Sans doute motivée par le succès de XBlade, cette réédition reprend l'ensemble des chapitres publiés en 2004 (y compris ceux restés inédits en volumes reliés) et apporte une conclusion aux aventures d'Aï Mayuzumi.
D'un point de vue artistique, "I" profite des progrès accomplis par Satoshi Shiki au cours de la publication de Kamikaze et s'avère, malgré un dessin moins soigné, plus abouti que celui-ci. Mimiques des personnages, dynamisme et clarté de la narration donnent beaucoup de vie à ce titre léger et divertissant.